La voiture reste plébiscitée pour aller à l'école

Il y a 1 semaine 18

Florent Ferrière

La voiture reste plébiscitée pour aller à l'école

Même si les trajets sont bien souvent courts, la voiture est le mode de transport privilégié pour emmener les enfants à l'école. Mais la marche progresse.

Les bouchons ont fait un retour en force en cette rentrée. À l'allégement du télétravail s'ajoute bien sûr le traditionnel retour à l'école. Et les voyages entre les domiciles et les établissements scolaires mettent beaucoup de monde sur les routes : en prenant en compte les élèves, les profs, le personnel, ils représentent plus de 26 millions de trajets chaque jour.

Évidemment, quand on pense aux trajets vers l'école, on pense aux cars scolaires. Et ils sont en effet très populaires, représentant 18 % des trajets. À cela s'ajoutent 15 % de trajets avec les bus des réseaux de transports en commun.

Toutefois, la voiture individuelle reste un mode de transport privilégié pour emmener les enfants à l'école. C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé par l'entreprise Eco CO2, dont les résultats nous ont été communiqués en avant-première. 31 % des parents interrogés utilisent leur auto. Dans ceux-là, si 17 % font un crochet sur leur trajet vers le travail, 26 % utilisent leur auto uniquement pour aller à l'école.

Bon point pour Eco CO2, dont la mission est de sensibiliser les citoyens à un changement de comportement en matière de transition écologique, la voiture fait jeu égal avec des modes de déplacement zéro émission. Il y a ainsi 28 % des trajets qui sont faits à pied et 2 % à vélo. De bons scores qui s'expliquent par le fait que 30 % des élèves habitent à moins de 2 km de leur établissement scolaire.

D'ailleurs, pour ceux-là, 65 % des parents sont prêts à privilégier une mobilité active (marche, vélo), une opinion motivée par des raisons de santé (47 %) et par des raisons écologiques (45 %). Toutefois, le premier critère dans les voyages reste la sécurité. 59 % des parents citent comme principal frein à̀ l’utilisation des mobilités actives leur dangerosité supposée, ce qui pénalise notamment le vélo et favorise encore l'automobile.

Celle-ci avait d'ailleurs été renforcée par le contexte sanitaire et la peur des contaminations. Mais le développement de la vaccination permet aux parents d'envisager à nouveau les transports en commun. En revanche, ils sont peu adeptes du covoiturage, qui représente seulement 1 % des trajets.

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